Lauréat des prix littéraires Elena Toulouchéva présente ses récits « On verra un jour ! » et « Premier-né »

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27 mai

Lectures littéraires sur le site-web du CRSC à Paris.

Lauréat des prix littéraires Elena Toulouchéva présente ses récits « On verra un jour ! » et « Premier-né »

« La prose d’Elena Toulouchéva est austère, dure, mais en même temps, subtile et authentiquement littéraire »
Roman Sentchine
« …c’est le flux de la vie capturé à la volée… »
Alexandre Kazintsev

Lectures littéraires avec Eléna Toulouchéva sur le site-web du CRSC à Paris

Le 27 mai, dans le cadre du cycle de lectures littéraires en vidéo, le Centre de Russie pour la science et la culture à Paris présente les œuvres d’Eléna Toulouchéva, jeune écrivain et publiciste russe parmi les plus talentueux de notre temps.

Elena Toulouchéva est née en 1986 à Moscou.

Elle est spécialiste en psychologie clinique, psychothérapeute.

Dans le cadre du projet international « Spiritualité pour les enfants », elle a étudié en France et travaillé aux États-Unis avec des enfants et des adolescents difficiles. A la suite, pendant sept ans, elle occupait le poste de chef de service de psychologie médicale au Centre de réadaptation pour enfants à Moscou et travaillait avec des adolescents ayant des troubles de comportement. Elle est diplômée des Cours littéraires supérieurs de l’Institut de littérature Maxime-Gorki et de la faculté de philologie de l’École des hautes études en sciences économiques de Moscou. Elle est l’auteur des recueils de nouvelles « Envie de miracles », « De la faute du survivant » et « Premier-né ».

Eléna Toulouchéva fait ses débuts en tant qu’écrivain dans la revue russe « Notre contemporain ». Aujourd’hui, ses œuvres sont traduites en allemand, arabe, biélorusse, bulgare, chinois, hongrois et italien. Sa première publication en français est parue en 2019, dans la revue bilingue « Lettres russes » éditée par Irène Sokologorsky.

Lauréat du prix russo-italien « Arc-en-ciel », des prix « Iougra », « Champ de Prokhorovka », « Chevalier d’or » et du prix Nikolaï Leskov.

À la question du choix d’un métier aussi difficile lié aux adolescents issus de familles défavorisées, Eléna Toulouchéva répond sans hésitation : « Quelqu’un doit être à leurs côtés ! » « Nous essayons de leur donner l’opportunité de voir le monde d’une manière nouvelle, leur proposer une autre vision de la vie. »

« Écrire est pour Eléna un autre moyen de poursuivre le combat pour ses pupilles. Les personnages de ses récits sont des gens réels. Elle a travaillé avec chacun d’eux pendant des jours, essayant de comprendre où sont les origines de l’effondrement des jeunes destins », dit Alexandre Kazintsev, rédacteur en chef adjoint de la revue « Notre contemporain ». « … La prose de Toulouchéva, c’est le flux de la vie capturé à la volée et prenant une forme littéraire expressive ».

Selon le critique littéraire Marie Sverdlova, « … le principal talent d’Elena, c’est sa sensibilité à la souffrance d’autrui. C’est sa capacité de percevoir la douleur des autres comme la sienne. Il est vraiment rare que quelqu’un puisse se charger à tel point du péché et du tourment d’autrui, sans porter le moindre jugement. »

« Mon objectif est de faire en sorte que mes récits provoquent des émotions. Et peu importe qu’il s’agisse de douleur, de protestation ou d’agacement. Après tout, si des sentiments apparaissent, c’est qu’on est touché, ému. Et s’il faut condamner ou rééduquer, c’est le lecteur lui-même qui fait son choix, après avoir lu mon livre », dit l’écrivain.

Selon le célèbre romancier Roman Sentchine, « La prose d’Eléna Toulouchéva est austère, dure, mais en même temps, subtile et authentiquement littéraire. (…) Elle ne joue pas avec les mots, les significations, l’intellect ; elle ne joue pas à la littérature. Elle la crée. Elle transforme en petits cristaux la boue de la vie quotidienne, décrit les gens avec leur destin simple, mais néanmoins pas ordinaire, où chaque détail est unique… »

Spécialement pour le CRSC à Paris, l’écrivain a enregistré en vidéo la lecture de ses récits « On verra un jour ! » et « Premier-né » en son interprétation. Ils attireront sans aucun doute l’attention du public russophone de France.