Rencontre en vidéo : Peintre Nikolaï Dronnikov, chroniqueur de l’émigration russe

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27 novembre

Rencontre en vidéo : Peintre Nikolaï Dronnikov, chroniqueur de l’émigration russe

▪ Vladimir Achkenazy
▪ Konstantin Danzas
▪ Alexandre Galitch
▪ Serge Lifar
▪ Iouri Liuobimiv
▪ Tatiana Loguinova
▪ Boulat Okoudjava
▪ Oscar Rabin
▪ Sviatoslav Richter
▪ Mstislav Rostropovitch
▪ Oleg Tabakov
▪ Andreï Tarkovski
▪ Vladimir Vyssotski

En russe et en français.

Le CRSC à Paris présentera un film sur « le chroniqueur de l’émigration russe », artiste-peintre Nikolaï Dronnikov

« Dronnikov est le plus russe des artistes français et le plus français des artistes russes, et cela donne à son oeuvre une valeur exceptionnelle, car dans l’avenir ses deux patries (ainsi que d’autres pays) pourront la reconnaître et considérer comme la leur … »
(Léon Robel)

Le 27 novembre, le Centre de Russie pour la science et la culture à Paris poursuivra son projet sur des artistes-peintres russes les plus emblématiques de notre temps vivant aujourd’hui en France. Le Centre présentera au public un film-dialogue de sa propre production, dédié à un remarquable portraitiste russe Nikolaï Dronnikov.

Né dans la région de Toula dans la période d’avant-guerre, Nikolaï Dronnikov suit ses études et obtient le diplôme à l’Institut d’État académique des Beaux-Arts Vassili Sourikov à Moscou.

« Sans retour », depuis 1972, il vit en France déjà près de cinquante ans, mais reste un Russe, comme s’il n’avait jamais quitté la Russie.

Nikolaï Dronnikov est une personnalité polyvalente. Il est sculpteur, éditeur de livres et graphiste. En outre, il travaille constamment sur ses peintures, participe à des expositions et écrit des mémoires.

Par principe, l’artiste n’a jamais adhéré à des syndicats créatifs, expliquant son choix par le fait qu’il était un ermite de l’art, tout comme ses vénérés prédécesseurs, artistes de la Renaissance.

La seule exception a été fait pour « l’Association des amis de Mikhaïl Larionov et de Natalia Goncharova », au sein de laquelle, en 1987, Nikolaï Dronnikov a publié la première édition du recueil « Poèmes de Gontcharova et de Larionov », combinant avec brio ses fonctions de l’éditeur avec celles de l’illustrateur.

C’est d’ailleurs une autre facette du talent de Nikolaï Dronnikov, qui a publié plus de quarante livres de sa propre fabrication artisanale, qu’il avait imprimés sur une presse typographique à son domicile en petits tirages (2 à 3 dizaines d’exemplaires).

Parmi les ouvrages élaborés et imprimés par ses soins, il faut noter les cahiers illustrés « Portraits de contemporains », publiés depuis les années 1980 dans une technique mixte de linogravure, d’encre et d’aquarelles.

Dans le Paris russe des années 1970–1980, où Nikolaï Dronnikov avait décidé de partir suivant les conseils de Marc Chagall, l’artiste capture des images de trois générations d’émigrés. Les héros de ses albums sont des personnes qui ont laissé une empreinte vivante dans la culture russe ainsi qu’à l’étranger : Guennadi Aïgui, Joseph Brodsky, Alexandre Galitch, Serge Lifar, Iouri Lioubimov, Boulat Okoudjava, Sviatoslav Richter, Mstislav Rostropovitch, Andreï Tarkovski, Oleg Tabakov, Vladimir Vyssotski et bien d’autres.

La galerie de leurs portraits fait la fierté de la maison de l’artiste : Nikolaï Dronnikov connaissait personnellement tous ses héros, et ces tableaux ont été créés lors de leurs rencontres et conversations à Paris.

En parlant des œuvres sculpturales de Nikolaï Dronnikov, le thème de Pouchkine doit être particulièrement souligné. Selon l’artiste, le grand poète a toujours été et reste pour lui le principal enseignant dans la capacité de voir et d’apprécier la beauté.

En sculpture, l’artiste préfère travailler le bois, considérant ce matériau comme le plus difficile et le plus intéressant à la fois.

Dans ses oeuvres, il rend également hommage à la ville qui est devenue sa deuxième patrie. Outre les grandes toiles dédiées à Paris, il sort, au début des années 2000, les albums de dessins « Montmartre » et « Ponts de Paris », ce dernier illustrant des poèmes du poète français Léon Robel.

Nikolaï Dronnikov expose non seulement en France, mais aussi en Russie.

En août 2013, la Maison des Russes à l’étranger Alexandre Soljenitsyne a accueilli une grande exposition du maître, à laquelle la chaîne de télévision russe « Kultura » a consacré un reportage.

En août de cette année, Nikolaï Dronnikov a célébré son 90e anniversaire. L’artiste est toujours plein d’idées créatives, écrivant ses mémoires et préparant une nouvelle exposition.

La rencontre avec lui, sous la forme d’un dialogue vidéo, permettra au spectateur de découvrir la personnalité vivante et profonde de ce peintre remarquable, de faire connaissance avec les plus grands artistes et figures culturelles de la diaspora russe à travers le prisme de la mémoire d’un témoin et chroniqueur de l’époque qui s’envole.

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